Aujourd’hui, on vous parle de poulet polonais, du clone numérique de votre boss, du marché de la solitude. Restez jusqu'à la fin pour sauver l'internet mondial. À dans 5 minutes !
+8% de chiffre d'affaires sur un an : le fast food de poulet frit est le segment de restauration rapide qui croît le plus vite en France en 2025 - devant les tacos, devant les sushis, devant tout. Ça va des échoppes de quartier au désormais célèbre Tasty Crousty, en passant par les chaînes de fast food comme Popeyes. Jusqu'à Master Poulet, symbole de la tendance : une cinquantaine de points de vente en France et un demi-poulet à 4 euros - doublés d'une controverse nationale après que le maire de Saint-Ouen a tenté d'en empêcher l'installation en mai dernier (France Info) sur fond de nuisances pour le voisinage et de malbouffe. Qu'on débatte ou qu'on en mange, le poulet est sur toutes les lèvres en France.
Ce qu’on ne soupçonne pas, c’est qu’un poulet sur deux consommé en France est importé - et la capacité d'auto-approvisionnement de l'Hexagone recule chaque année, avec un déficit commercial d’1,72 milliard d'euros. Sauf qu'en face, le Français moyen consomme aujourd'hui 25 kg de volaille en moyenne chaque année, selon l'interprofession… Qui estime qu'il faudrait construire 2 200 poulaillers supplémentaires d'ici 2035 pour redresser la barre. En clair, quand les mots "souveraineté alimentaire" débarquent dans le débat public, il faut penser (très) long terme, parce qu'on part de (très) loin.
Face à cet appétit grandissant, qui concerne toute l’Europe, la Pologne mise sur l’élevage intensif de volailles, dans la plus grande opacité, révèle l’ONG Disclose. Une enquête publiée en mars dernier par le média britannique The Bureau of Investigative Journalism révèle que près de la moitié des poulaillers industriels de Pologne exercent sans autorisation administrative. Ils ne sont, de fait, jamais contrôlés par les services sanitaires, ni par la moindre inspection environnementale. Bien que les élevages français ne soient pas exempts de problèmes sanitaires, la quantité d’antibiotiques utilisée y est par ailleurs quatre fois plus faible qu’en Pologne (les champions étant Chypre et l’Espagne).
L'analyse complète est à retrouver sur Planète Investigation, une newsletter de DISCLOSE.
Au rayon des nouvelles incroyables du monde de la tech, le Wall Street Journal nous apprend que de plus en plus de patrons se font construire des doubles numériques, grâce à l'IA, pour les assister dans leurs tâches… Voire les remplacer : Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, a entraîné son jumeau IA sur ses mails, discours et décisions pour répondre à sa place à ses employés. Objectif affiché : gagner en efficacité.
Réalité en creux : les questions des équipes à leur patron sont une charge dont on peut désormais se décharger sur une machine. Et ça ne s'arrête pas là, puisque certaines entreprises proposent à leurs employés… de les cloner à leur tour - ce qui poserait de sérieuses questions en cas de départ.
Bref, la réunion de demain, c'est peut-être deux IA qui se parlent pendant que tout le monde fait autre chose.
Dr Jimmy Mohamed,, lance sa newsletter sur Kessel.
🩺 Le médecin star des média et des réseaux sociaux, transforme les fausses croyances et les injonctions de notre époque en millions de vues et réussit un truc pas facile : rendre la santé accessible, en parlant de santé mentale, de nutrition, de bien-être ou encore d'accès aux soins.
Suivi par 2,5 millions de followers (Instagram, TikTok, YouTube), il rassemble une communauté ultra-engagée. Il est tous les matins dans la Matinale de RTL, on peut aussi le voir dans le Magazine de la Santé sur France 5, et c’est aussi l’auteur de plusieurs best-sellers chez Flammarion. Par ici les fans !
| LE BRUIT
Depuis les balbutiements de MySpace (qui n'est pas encore mort, si vous vous posiez la question) les réseaux sociaux se succèdent - à chaque nouveau venu son concept révolutionnaire, qui in fine reste le même : nous connecter. On like, on partagé, on repartage - on n'a jamais été aussi joignables.
| LE SIGNAL
La dernière tendance sur TikTok et Instagram ? Les loneliness influencers, littéralement "les influenceurs solitude" - principalement des jeunes femmes - qui filment leur vie en solo, seuls chez eux, sans amis, sans plan. Le classique "métro-boulot-dodo" devient performatif - et rapporte des millions de vues.
| ANGLES MORTS
Alors qu'on croule sous les apps de partage instantané, de WhatsApp à BeReal, on n'a - paradoxalement - jamais été aussi seuls. Une étude de l'American Psychological Association, relevée par Tech Trash, révèle qu'un adulte américain sur deux se sent isolé. Dans l'Hexagone, c'est une personne sur quatre - et 62% de la Gen Z qui déclare se sentir seule, selon un sondage Ipsos pour… l'appli de rencontres Hinge.
Le phénomène a longtemps été invisible sur les réseaux sociaux, précisément parce qu'ils vendaient le narratif inverse : voyage à Bali, familles parfaites, solopreneurs épanouis. Ou, plus exactement, parce qu'on n'avait pas réalisé à quel point une bonne partie des utilisateurs est en réalité spectatrice de la vie des autres, sans pour autant afficher la sienne.
Ce que les loneliness influencers font, c'est autre chose : monétiser l'honnêteté du canapé, le pop-corn au micro-ondes, l'absence de plans. Résumé en un sous-titre du TikTok d'une influenceuse relevé par The Atlantic, ça donne : "POV : tu es célibataire, t'as pas de potes, tu vis seule et tu n'auras pas d'enfants à la maison donc voici ta soirée typique du vendredi", supplément "je-regarde-seule-sous-mon-plaid-la-pluie-tomber-par-la-fenêtre" compris.
| ET CA MARCHE : ça parle à des centaines de milliers de followers dont c'est le quotidien, mais qui ne l'ont jamais montré sur la plateforme. En un claquement de doigts, on en vient à commenter sa solitude… ensemble. Arthur Rimbaud aurait sans doute halluciné en voyant un truc pareil, puisqu'on est sans doute sur la forme la plus mélancolique de communauté jamais inventée. Et accessoirement, sur une nouvelle démonstration de la boucle infernale que représentent Instagram et consorts : plus l'on regarde des gens seuls pour se sentir moins seuls à travers l'écran, plus l'on reste seuls sur le canapé.
L’analyse complète est à retrouver sur Tech Trash
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Mondial de foot : les réseaux d'eau ont intérêt de se blinder si la France passe les quarts de finale (RMC Sport) // Pinterest, avec 631M d’utilisateurs actifs chaque mois serait-il à tort le réseau le + négligé par les annonceurs (Socialrama) // On sait enfin qui est ce fameux "Elias Thorne" dont toutes les IA parlent (404 Media) // Attention à votre banquette arrière si vous vous baladez dans le Val-d'Oise (Le Parisien) // Grand Paris : Clément Beaune veut remplacer les communes par des "districts", on échapperait à Banlieue 13 mais c'est pas dingue en termes de démocratie locale (Zone Habitable) // D'ailleurs si jamais le nom de votre district ne vous convient pas, vous pouvez vous-même en proposer un, sur un malentendu ça peut passer (Note Grand Paris) // Le prochain James Bond se cache peut-être dans un meeting de campagne présidentielle (RTL) // Insolite mais vrai : Jules Grandin, cartographe pour Les Échos, retrouve l'Amérique du Sud dans son assiette (Linkedin).
Les datacenters, ces mega entrepôts de serveurs qui font tourner l'Internet mondial, font encore parler d'eux. La raison ? À force d'ouvertures en grande pompe, de contrats mirifiques et d'IA à toutes les sauces, ces installations stratégiques sont ciblées par un paquet de monde - des opposants environnementaux à des États entiers - et il devient urgent de les protéger.
Face à la multitude de risques encourus par ces sites sensibles, chacun sa solution :
Option "DIY" : monter ses propres datacenters, comme le groupe Picoty à Limoges, pour éviter tout vol de données, rapporte Ici Nouvelle Aquitaine.
Option "Fort Knox" : sécuriser l'accès à l'infrastructure avec contrôles et capteurs façon Mission : Impossible, comme le plus grand datacenter de France basé à La Courneuve, qu'a visité 20minutes.
Option "Modern Warfare" : installer à proximité des batteries anti-missiles, comme le recommande un expert en cyber-défense au micro de France Inter après les frappes iraniennes sur des datacenters d'Amazon dans le Golfe.
Option "Minority Report" : faire surveiller à titre préventif les citoyens s'opposant aux datacenters - même si vous reconnaissez vous-même qu'il y a peu de risque qu'il arrive quelque chose, comme le service de renseignement du Capitole, à Washington, selon une note confidentielle tombée dans les mains du journaliste Ken Klippenstein.
Bref, les "centres de données", c'est chaud - et pas seulement à cause de centaines de serveurs qui tournent en simultané.