ÉCONOMIE
Qui va payer la facture des incendies ?
La France brûle. Si la priorité reste de maîtriser l’incendie, qui a déjà déplacé plus de 200 000 personnes, certains pensent déjà à l’après et à la douloureuse addition qu’il va falloir régler. Comme l’explique Filite, les catastrophes naturelles coûtent de plus en plus cher : le régime Cat Nat, qui permet de dédommager les victimes, est déjà sous pression face à l’augmentation des événements extrêmes.
Qui absorbera le choc ? L’État, les assureurs ou les particuliers ? Ce qu’on sait déjà : il va falloir s’adapter. Comme le rappelle Cosmos Finance, le dérèglement climatique finit toujours par apparaître quelque part dans une ligne budgétaire.
ÉCOLOGIE
Est-ce vraiment la faute des écolos ?
Le sport national en ce moment, c’est de trouver un responsable de la crise climatique, des sécheresses et des méga-feux.
Le déni est devenu inaudible. Mais les plateaux télé ont trouvé la parade : blâmer les scientifiques et les militants. Comme l’explique Bon Pote, la ficelle est ancienne — Donald Trump accusait déjà les écolos de priver les pompiers d'eau en Californie pour sauver un poisson.
Pourtant, concernant les incendies de 2022 en Gironde, la Cour régionale des comptes a été formelle : les causes premières restent la chaleur extrême et la sécheresse des sols, la gestion de la forêt n'arrivant qu'en tout dernier rang… Mais engueuler un climatologue fait toujours de meilleures audiences que de reconnaître la responsabilité des politiques.
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D’AILLEURS…
Les tongs, ces chaussures dégoûtantes // Pourquoi Hollywood fait une fixette sur les hommes bisexuels ? // Sport : les prochains investisseurs ne sont pas ceux que vous croyez // Interdiction des réseaux aux moins de 15 ans : l’Elysée convoque les plateformes // Tout ce qui faut savoir sur le nouveau mega data center de Meta // Et si on arrêtait de croire que les kids ne lisent pas // Les gameurs ne veulent pas d’IA dans leurs jeux // C’est quoi un rentier algorithmique ? //
TECH
C’est quoi le totalitarisme numérique ?
Oubliez 1984 : le totalitarisme moderne s'est acheté avec un forfait 5G. Comme l'analyse The Conversation, le totalitarisme numérique est la fusion parfaite entre la surveillance d'État et le flicage marchand des Big Tech. Près de 88 % des utilisateurs acceptent de céder leurs données pour gagner trois minutes sur une commande de sushi. Résultat : un smartphone moyen transmet jusqu'à 139 pings de géolocalisation par jour aux courtiers de données, tandis que sur le milliard de caméras installées dans le monde, plus de la moitié carburent désormais à l'IA. La servitude n'a jamais été aussi confortable, et on y consent totalement…
Quid du consentement d’internet ?
C'est une question qu'on ne s'est jamais réellement posée, trop occupés à valider des pop-ups pour accéder au moindre service : que vaut un accord quand le refus est rendu techniquement impraticable ? Comme le décrypte Dazed, la tech a transformé une exigence juridique en guerre d'usure. Avec des conditions d'utilisation frôlant les 10 000 mots, 97 % des utilisateurs signent un chèque en blanc juste pour qu'on leur fiche la paix. L'industrie a franchi un cap supplémentaire avec l'IA, en généralisant l'opt-out sauvage : vos contenus alimentent désormais leurs modèles par défaut, à moins de déterrer un formulaire d'opposition caché au fond d'un sous-menu. Mais peut-on encore parler de consentement quand le refus est devenu impossible ? Vous avez 4 heures.
BUSINESS
Le naufrage du BHV
Le temple parisien du bricolage et de la déco a réussi l'exploit de se liquider tout seul. Racheté fin 2023 par la Société des Grands Magasins, le BHV Marais s'est transformé en navire fantôme en un temps record. Selon Culture Élite, le groupe accumule plus de 30 millions d'euros d'impayés auprès de ses fournisseurs, entraînant des rayons désespérément vides et un effondrement d'activité de plus de 20 %. Alors que 1 300 salariés retiennent leur souffle face au spectre du redressement judiciaire, la méthode SGM ressemble à un cas d'école de découpe immobilière déguisée en reprise commerciale.
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