SPORT
Le seul vrai gagnant de la coupe du monde
Sans surprise, le grand vainqueur du Mondial 2026 n'a pas mis un pied sur la pelouse. Comme le rapporte Slate, la FIFA a engrangé près de 15 milliards de dollars de recettes sur ce cycle, portée par des billets dont les prix ont explosé (jusqu'à 32 000 $ la place en finale, 2 millions sur le marché de la revente). Même Donald Trump avait jugé les tarifs trop chers. Autre gagnant assumé, comme le détaille Les Echos : Adidas, qui a raflé la mise dimanche avant même le coup d'envoi. L'Espagne et l'Argentine se sont affrontées toutes deux vêtues de la marque aux trois bandes, ballon officiel compris.
Les grandes perdantes de l’histoire restent les 16 villes hôtes, à qui la FIFA avait promis 36 milliards d'euros de retombées économiques, et qui n'en garderont sans doute que des emplois temporaires mal payés.
Campagne "La Final" © Adidas
POLITIQUE
Deux heures de débat pour autoriser deux pesticides
Suspensions de séance à répétition, invectives d'un banc à l'autre : la nuit de lundi à mardi a été tendue à l'Assemblée, qui a fini par adopter la loi d'urgence agricole par 296 voix contre 244. Comme le raconte L'Opinion, c'est un remake de la loi Duplomb votée un an plus tôt : même sénateur à l'origine du texte, même réintroduction de deux pesticides interdits (l'acétamipride et le flupyradifurone), même clivage. Aucun amendement de suppression n'a été examiné, alors que Matignon s'y était pourtant initialement opposé. LR, RN et UDR ont voté d'une seule voix, les macronistes se sont divisés, la gauche a fait bloc contre. Comme le précise Bon Pote, L'Anses aura jusqu'à trois ans pour évaluer un produit déjà en vente libre. La ministre Monique Barbut, opposée au texte, envisagerait de démissionner, mais les pesticides, eux, vont rester. Question de priorité.
TECH
Apple a perdu son bras de fer contre l’Europe
La justice européenne a tranché : Apple n'échappera pas au Digital Markets Act, du moins en attendant un éventuel appel. Lu dans Cafétech, le Tribunal de l'UE a rejeté les trois recours du groupe à la pomme, qui combat cette réglementation depuis des années. La firme devra continuer à ouvrir iOS à ses concurrents (permettre à une montre connectée rivale d'accéder aux mêmes fonctions que l'Apple Watch, par exemple), et reste sous la menace d'amendes pouvant grimper jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires mondial, soit plusieurs dizaines de milliards de dollars. Une première sanction de 500 millions d'euros lui avait déjà été infligée en avril. L’entreprise la plus fermée de la Silicon Valley se retrouve à devoir, de force, jouer collectif.
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BUSINESS
Les maisons de couture passées au crible
Jeudi, la police italienne a perquisitionné les sièges de onze maisons de luxe à Milan, dont Chanel, Bulgari, Etro et Moncler. Les enquêteurs soupçonnent ces marques d'avoir fermé les yeux sur des sous-traitants employant des ouvriers chinois dans des conditions contraires au droit du travail : salaires insuffisants, horaires démesurés, dortoirs de dix personnes dans 30 mètres carrés sans chauffage. Et, d’après Strategies, le dossier ne s'arrête pas à ces onze noms : étendu fin 2025, il touche déjà une quinzaine de maisons, Prada, Givenchy et Dolce & Gabbana compris. Le mécanisme est presque toujours le même : une grande marque commande à un fournisseur audité, qui sous-traite à son tour à un atelier plus petit, jusqu'à perdre toute trace de qui fabrique vraiment. Loro Piana, propriété à 80 % de LVMH, avait déjà été placée sous administration judiciaire l'an dernier pour les mêmes raisons.
Le "Made in Italy", ce petit supplément d'âme facturé plusieurs milliers d'euros, n'aura jamais autant mérité des guillemets.
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D’AILLEURS…
Evitez les arnaques sur Vinted // Oraison funèbre du DVD // Apprendre à négocier comme une boss (et arrêter de se faire plumer) // Est-ce qu’un pantalon Zara mérite un article dans le Guardian ? Apparemment, oui. // La santé mentale et physique des étudiants est de plus en plus bancale // PewDiePie, le Youtuber aux 110M d’abonnés, part en croisade contre l’IA // Vous ne trouvez pas que la manosphère est vachement embarrassante ? // Décidément, L’Odyssée de Nolan met tout le monde d’accord //
ENQUÊTE
La face B d'internet : celle où des enfants font chanter d'autres internautes
On savait qu'internet était un far west méconnu, mais on sous-estime encore l'ampleur des horreurs qui s'y jouent. Certains réseaux sont de véritables antichambres de l'enfer, à côté desquelles les backrooms font figure de promenade de santé. La dernière enquête de The Guardian met en lumière la réalité du réseau "764", que le FBI compare à une organisation terroriste. Pas besoin d'aller sur le Deep Web pour tomber dessus : le réseau infiltre des espaces publics et parfaitement légaux pour y attirer ses victimes. Une fois dans ses filets, c'est tout le catalogue de l'horreur qui défile : sextorsion, doxxing, swatting et autres formes d'abus. Le plus troublant, c'est que la tête de ce réseau n'a rien d'un parrain de la mafia ou d'un professionnel du crime organisé : ce sont, pour une bonne partie, des mineurs qui cochent toutes les cases du psychopathe de film d'horreur. Le vrai prédateur de la toile n’a pas toujours le visage qu’on imagine.
