Cette semaine, on vous parle des HENRY, des couples qui nous perturbent tous, des tapis de marche qui font réfléchir et un peu de la bromance franco-anglaise. Lisez jusqu’à la fin pour réaliser que vos cuisses n’ont jamais eu besoin d’approbation. À dans quatre minutes ! 👀
Vous gagnez bien votre vie, mais ça ne se voit pas trop. Vous êtes diplômé, urbain, productif, et pourtant vous avez l’impression que tout votre salaire part en loyers, impôts et brunchs hors de prix. Bienvenue dans la peau d’un HENRY : High Earner, Not Rich Yet. Cette catégorie intermédiaire qui gagne plus que la moyenne mais pas assez pour acheter plus de 40 m² à Paris sans hypothéquer son âme.
Là où leurs parents transformaient leur CDI en pavillon et leur épargne en assurance-vie, les HENRY d’aujourd’hui transforment leur bonus en remboursement de prêt étudiant et en loyers pour un T2 mal insonorisé. Avec un coût de la vie qui explose, un patrimoine inaccessible et des seuils fiscaux punitifs, certains risquent même de devenir des HENRE : High Earner, Not Rich Ever.
Pas encore riches, déjà fatigués. Vous en êtes ?
Pour le savoir, c’est ici que ça se passe, Thierry
1. Pacte atomique sous la Manche
Pendant que Trump menace de transformer l’OTAN en club de bridge et que Poutine joue à Risk grandeur nature, la France et le Royaume-Uni viennent d’annoncer un pacte nucléaire commun. Pour la première fois depuis 1995, les deux seules puissances atomiques d’Europe occidentale se coordonnent officiellement pour répondre ensemble à toute “menace extrême”. Chacun garde son bouton rouge (et ses migrants au passage), mais promis, en cas de gros pépin, ils appuieront en rythme. Voilà qui devrait vous permettre de mieux dormir au moment où on ne sait plus trop si l’article 5 de l’OTAN tiendra face aux humeurs de Donald et à son driver de golf.
2. L’Europe craint un Black Mirror grandeur nature (et va donc réguler l’IA)
Pendant que Sam Altman ouvre des labos à tout-va et que les patrons européens supplient Bruxelles de “se calmer” sur la réglementation, la Commission européenne répond en serrant les boulons. L’AI Act, première grande régulation mondiale de l’IA, entrera bien en vigueur le 2 août. Transparence sur les données d’entraînement, étiquetage obligatoire des contenus générés, études d’impact pour les modèles jugés dangereux : l’Europe veut tout contrôler. Les géants râlent parce que ça va les plomber face aux Américains. C’est vrai mais l’Europe préfère ça à un Far West supervisé par Grok et Meta.
3. Bernard Arnault n’est plus numéro uno
Alors ça, c’est vraiment triste. Treize ans après avoir vu son OPA sur Hermès refoulée, Bernard Arnault va-t-il devenir un HENRY ? Vraiment pas mais après être parti à la chasse, Bernard a perdu sa place de King au profit de la famille Hermès, qui est donc devenue la première fortune de France, première capitalisation du CAC 40 avec +35 % en Bourse pendant que LVMH et Kering regardent leurs semelles. Dans cette histoire qui nous concerne tous au plus haut point, il est rassurant de constater qu’on trouve encore des clients pour des sacs à 3 000 € dans une France qui compte ses sous et découvre tous les ans de nouveaux records de pauvreté.
Quand c’est bien, il faut le dire aussi, hein.
Pourquoi un écart d’âge choque plus qu’un mariage sans amour ? Intimité·s pose la question qui tue.
Quand on aime, on ne compte pas toujours. Macron & Brigitte à l’Élysée, DiCaprio changeant de petite amie dès qu’elle fête ses 25 ans, Al Pacino papa à 83 ans avec une compagne trentenaire… dès que le compteur affiche dix, vingt ou trente ans d’écart, tout le monde y va de son commentaire. Victime ou profiteuse ? Vieux prédateur ou grand romantique (personne ne se dit ça) ? Et toujours cette obsession : qui domine, qui abuse, qui perd ?
Pourtant, ces couples-là ne font rien d’autre que révéler notre inconfort (hypocrisie ?) : on tolère très bien la répétition de mariages “égaux” mais sans passion, alors qu’on grimace dès qu’un duo sort des rails chronologiques. Comme si aimer quelqu’un d’un autre millésime menaçait l’ordre moral. Pourtant : serait-ce forcément un calcul ou pire, une faute ?
Au fond, on le sait, ce n’est pas une question d’équilibre mais de nerfs : réussir à encaisser ses propres regards en coin, ses petites lâchetés, ses envies d’épanouissement qu’on n’a jamais suivies. Alors, face à ceux qui larguent la tradition pour l’irrationnel, on ne s’indigne pas vraiment , on est juste jaloux de ne pas avoir eu le cran… (ou soulagés de ne pas avoir à en payer la facture plus tard 😬)
Pour en savoir plus et aimer encore plus, lisez donc ceci.
“La vérité, c'est que nos désirs de quadragénaires sont souvent plus pernicieux que ceux de nos vingt ans. Car ils se parent des atours de la rationalité. Nous ne voulons plus cette voiture par pur plaisir, nous la voulons pour "optimiser nos trajets". Nous ne désirons plus cette maison par ostentation, mais pour "investir dans notre patrimoine". Nous ne convoitons plus cet objet par caprice, mais parce qu'il va "améliorer notre qualité de vie".
Nos désirs ont appris à mentir mieux que nous.
J’ai grandi avec l’idée de m’émanciper par le travail et par conséquent, il y a une période de ma vie durant laquelle je pensais que le succès par l’accumulation (travail, notoriété…) était mon Graal.
J'ai passé des années à grimper les échelons, à décrocher des promotions, à augmenter mon salaire puis en créant mon blog puis mon podcast, j’ai obtenu encore plus de reconnaissance…. Chaque victoire était censée m'apporter cette satisfaction profonde que je cherchais. Le problème, c'est qu’elle ne venait jamais ou plutôt elle venait et repartait aussitôt me laissant parfois dans un état de joie inférieur à l’état précédent.
À chaque nouveau poste obtenu, à chaque augmentation, à chaque reconnaissance, la même déception m'attendait. L'objet de mon désir, une fois atteint, perdait instantanément de sa superbe. Il rejoignait la longue liste de ces victoires creuses qui n'avaient pas tenu leurs promesses.
Rousseau l'avait bien compris il y a trois siècles : "Nous jouissons de ce que nous espérons, bien plus que de ce que nous possédons."
Le philosophe allait même plus loin : "L'illusion cesse où commence la jouissance."
Pour allumer la lumière sur nos désirs, nous vous conseillons fortement cette lecture.
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Immobilier, actions, obligations... et art contemporain ? Face à la volatilité des marchés financiers, de plus en plus d’investisseurs se tournent vers des valeurs refuges pour se diversifier. Avec Matis Club, investir dans des œuvres majeures est désormais accessible via le modèle du club deal.
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On a tout fait pour vous dégoûter de votre corps. On l’a accusé d’être trop gros, trop mou, trop vieux, trop flasque, trop ridé, trop bronzé ou pas assez. On vous a appris à vous couvrir, à vous excuser, à passer votre tour, à vous cacher sous des paréos en attendant de “faire des efforts”.
Remettons les pendules à l’heure de Coumbis Hope Lowie (autrice de la newsletter “Je peux l'essayer en L ?”, cliquez sur l’URL plus bas) : non seulement votre corps ne mérite pas la honte, mais il mérite la plage, la robe spaghetti, le bikini et la coupe de champagne. Il mérite vos propres yeux, admiratifs, plutôt que ceux des autres, critiques.
Vous qui cherchiez une tribune enflammée, salvatrice, qui démonte le plus grand complot de l’été : celui qui veut nous faire croire qu’on doit mériter le sable et la lumière, vous voilà servis. Vous découvrirez pourquoi le walk of shame n’a rien à faire entre votre serviette et la mer, pourquoi la validation extérieure est une arnaque, et pourquoi, finalement, la seule chose à mettre dans votre valise, c’est vous-même.
À lire avant de vous jeter à l’eau et de danser avec le soleil.
À hyper vite dans HyperTextes.
PS : si vous voulez savoir pourquoi Paris est en train de se “londoniser” (et recevoir des sorties chaque vendredi de part et d’autre du périph’), c’est par là