Cette semaine, on vous parle de travail, du budget des armées mondiales et de Stéphane Bern. Vous saurez également si les IA sont capables d'avoir des émotions. Lisez jusqu’à la fin pour un conseil d'ordre vital qu'on ne vous a apparemment pas assez donné 👀
Pourquoi continue-t-on à confondre douleur et valeur ?
Burn-out, détresse psychologique, nuits blanches : la souffrance au travail est devenue une banalité. On en parle, on la mesure, on distribue des sparadraps et on continue, évidemment. Parce que tout est structuré pour qu’elle reste la norme avec des organisations absurdes, des cadences intenables, contrôle qui s’échappe, management qui vend la douleur comme dépassement de soi hyper valorisant (émoji fusée).
Alors on encaisse, on se dit que ça prouve qu’on le mérite, que c’est normal, que ce serait pire sans ça. Mais non : ce n’est ni un passage obligé, ni une preuve de sérieux. C’est juste le symptôme d’un système qui vampirise ses travailleurs sous prétexte de “défi”, de “zone de confort” à dépasser, ou pire, de “sens” à trouver dans la souffrance.
Mais vous savez, on a le droit de dire stop. Rapport au fait que la souffrance n’a jamais eu de valeur en soi mais seulement pour ceux qui en profitent.
Lire cette tribune de CDLT vous fera du bien, promis, juré, craché.
1. La France future queen des terres rares ?
Face au monopole chinois sur les aimants permanents - ces petits morceaux de techno indispensables aux voitures électriques, éoliennes et à la transition énergétique - la France se rêve en reine du recyclage et de la production locale. Avec des usines relancées, des start-ups sous perfusion et Bruxelles qui applaudit à moitié, l’Hexagone tente de reprendre la main sur une chaîne d’approvisionnement vitale que Pékin resserre chaque mois un peu plus. Mais pour l’instant, la couronne est loin d’être taillée à sa mesure, et il faudra plus que des discours et des milliards pour convaincre les clients de payer le prix de l’indépendance.
Et puis bon, pour retarder le décollage de tout ça, on peut toujours compter sur une bonne grève des aiguilleurs du ciel. Pour en savoir plus, jetez-un oeil (le meilleur) à Economix.
2. Le clash se paye cash
Avec 2 443 milliards de dollars dépensés en 2025, l’équivalent du PIB de la France multiplié par huit, le monde bat tous ses records de budgets militaires. Evidemment, les Etats-Unis ont toujours les plus grosses maracas (et dépensent plus que les 10 pays suivants réunis) et devancent la Chine, qui a pourtant doublé son budget en 10 ans. La surprise du chef vient de l'Inde, qui prend la 3ème marche du podium et devance la Russie de Poutine, qui paye finalement un peu le prix des sanctions et le soutien de Francis Lalanne même si elle reste tout à fait dans la course de ce classement. La France est quant à elle bien installée à 7ème place, derrière les Allemands et les Anglais. Et si vous voulez voir à quel point les sanctions mondiales ont un impact sur votre pouvoir d’achat : la réponse est à lire ici.
3. Moins de missiles, mais Stephane Bern sur YouTube
Malgré leurs budgets XXL, pas sûr que les services secrets américains, chinois et russes l’aient vu venir mais Stéphane Bern débarque bel et bien sur YouTube avec « Le Confident », produit par Gaspard G. On pourrait trouver ça anecdotique que Monsieur Patrimoine vienne faire le cool kids en sneakers dans le bac à sable des YouTubeurs (ça l’est) mais c’est quand même le signe que YouTube organise tranquillement la migration des téléspectateurs. Parce qu’au fond, les jeunes y sont déjà. Reste à convaincre leurs parents et mieux, leurs grands-parents. Et pour ça, quoi de mieux que Bern pour tenir la main à tout le monde, façon guide de Versailles ?
En plus, il n’est pas venu seul.
C’est la question posée par une installation inédite signée CANAL+ et le collectif artistique Obvious, pionnier de l’art généré par intelligence artificielle. Ensemble, ils ont conçu une œuvre singulière : une IA, programmée pour analyser des émotions humaines, est placée face à des contenus de la plateforme — films, séries, documentaires. Quatre semaines d’images, de récits, de sentiments. Et au bout, une vérité incontestable : si l’algorithme peut identifier la peur, la joie ou la tristesse, il ne peut pas les ressentir.
Là où l’IA exécute, l’humain imagine. Là où l’IA calcule, l’humain vibre. Une manière de donner à voir la juste relation entre intelligence artificielle et création : l’IA est un outil au service d’une idée et d’une vision qui, elles, sont toujours profondément humaines.
Alors non, définitivement, le futur de la création n’est pas codé.
Pour vous en convaincre, regardez la vidéo de l’installation👇
En partenariat avec CANAL+
“Les marges ont longtemps cherché la "fame". Depuis les squats, les radios libres ou les scènes indé, elles cherchaient à traverser l’écran, monter sur scène, s’adresser à tous. Aujourd’hui, elles restent sur leur fréquence. Du podcast confidentiel à la niche TikTok, l’enjeu n’est plus de convaincre tout le monde, mais de tenir une voix.
Percer sans se vendre. Être entendues sans être lissées. C’est ce mélange de radicalité et d’ambition, d’insoumission et de visée large, qui continue de faire rêver. Une forme de pureté offensive : parler fort, mais ne jamais supplier d’être écouté.
Jusqu’à récemment, cette tension tenait encore. On espérait passer du garage au Zénith, du squat à la scène télé, du flyer au disque d’or. Même l’underground avait sa trajectoire. Nirvana, IAM, les radios libres. Percer, oui — mais selon ses propres règles.
Aujourd’hui, ce mouvement s’inverse. La marge ne vise plus le centre. Elle trace sa propre voie, affirme ses codes, construit ses circuits. L’enjeu n’est plus de conquérir un espace commun, mais de tenir debout dans un paysage dispersé. Le centre, lui, s’est émoussé, affaibli à force de se vouloir universel sans capacité d’écoute.
Avant, on visait large. On voulait parler à tous, faire masse, occuper l’espace public. Aujourd’hui, on vise juste. Ce n’est pas tant la portée qui compte que la précision du récit. On s’adresse à quelques-uns, mais profondément. Dans ce contexte, il n’est pas nécessaire de fédérer à tout prix, il s’agit en revanche de créer une intensité émotionnelle partagée et très resserrée. C’est une logique de confiance plutôt que de centralité si on devait la définir.”
Pour continuer cette lecture disruptive, nous vous conseillons de cliquer ici.
On a tout fait pour vous faire honte de votre main. On l’a accusée de trahir Dieu, de tuer des générations entières de spermatozoïdes miniatures, d’être coupable de crimes bibliques, de rendre sourd, idiot, aveugle, impuissant et, tant qu’on y est, communiste.
Philippe Brenot, lui, remet les pendules à l’heure : non seulement la masturbation ne vous tue pas, mais elle vous sauve. Elle vous apprend votre corps. Elle vous enseigne le désir. Elle vous protège de l’analphabétisme sexuel.
Dans cet entretien passionnant, il raconte la plus grande campagne de désinformation de l’histoire des draps froissés. Vous découvrirez pourquoi les femmes ont été privées de cette éducation élémentaire, pourquoi le porno est un très mauvais professeur et pourquoi, vous pensez peut-être à Stéphane Bern finalement, votre main mérite une standing ovation.
À lire avant de la remettre dans la poche.
À hyper vite dans HyperTextes.