Cette semaine, on vous parle de la mort du clic (et des médias tradi), d’une virgule qui pourrait coûter des milliards à Apple et d’un village entier qui se partage une voiture. Lisez jusqu’à la fin pour découvrir un aveu un peu gênant sur notre cerveau, et notre capacité à rester concentré plus de 8 secondes. À dans 5 minutes 👀
Par Cyrille Frank
Avec la fin annoncée du clic, faut-il dire adieu aux médias traditionnels ?
C’est bien parti, en tout cas. Google a décidé qu’on n’avait plus besoin de cliquer pour s’informer : désormais, ses résumés générés par IA squattent le haut des résultats. Vous tapez une question, et hop, la réponse apparaît, bien empaquetée, sans même qu’on ait à lire un article. Conséquence logique : -56 % de clics pour certains éditeurs. Le clic se meurt, tu cliques, il clique… mais plus pour longtemps.
Alors oui, les médias peuvent encore s’adapter. À condition d’arrêter de courir après les algorithmes et de commencer à reconstruire ce qu’ils ont laissé filer : du lien, du sens, de la confiance.
Sinon, autant passer directement à l’épitaphe.
Pour comprendre ce qui se trame, c’est chez Mediarama que ça se passe.
1. Une virgule va faire perdre des milliards à Apple (oh non)
C’est pas la taille qui compte mais la ponctuation. Une simple virgule dans un texte européen force Apple à ouvrir la porte aux paiements en dehors de l’App Store… sans pouvoir toucher sa fameuse commission de 30 %. Résultat : des milliards qui s’envolent. Apple crie à l’erreur d’interprétation. Bruxelles répond : “fallait mieux lire la phrase.” On attend la réponse de la VAR mais c’est déjà passionnant.
Jérome Marin vous dit tout dans Cafétech du futur conflit Apple vs UE
2. Cette chercheuse a été revendue 50 fois au moins
Enfin pas elle physiquement mais ses données. L’histoire dénichée par Hupster, c’est celle de Priya Dev, data-scientist australienne, qui a enquêté sur les spams qu’elle recevait et qui a découvert que son numéro avait été revendu à au moins 50 boîtes depuis 2014 par des courtiers en données (si si, ça existe) qui revendent vos infos perso (même les plus intimes) à qui veut bien les acheter. C’est un peu dingue, mais ça vaut le coup d’être transmis à vos connaissances les plus paranoïaques (que vous appréciez peu) afin de les effrayer un peu (ils doivent le mériter).
Spoiler : même un faux nom ne suffit pas à vous planquer.
3. Le village où même la voiture est en commun
Pas de train, pas de bus mais une Twingo pour tous. À Villerouge-Termenès (150 habitants, 2 voitures), les habitants partagent un véhicule électrique communal pour aller bosser, se soigner, ou faire leurs courses à 30 km. Résultat : lien social renforcé, voitures perso dégagées, et même le médecin du coin l’utilise. Quand la France rurale devient plus futée que la métropole… Quand c’est bien, il faut le dire aussi et c’est exactement ce que fait la Fédération Française des Trucs qui Marchent, donc merci à eux.
© Vincent Bourrut | Tourisme neuchâtelois
Neuchâtel : l’élégance suisse entre lacs, nature et savoir-faire
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On sait : Neuchâtel n’était pas forcément sur votre liste de vacances. Et pourtant, c’est le stop qui élèvera votre été.
Nichée entre lac scintillant et collines verdoyantes, la région de Neuchâtel est un trésor encore méconnu de Suisse romande. Ici, l’art de vivre rime avec grand air et savoir-faire : balades dans les vignes, villages pleins de charme, musées horlogers fascinants, panoramas à couper le souffle… Le tout à deux pas de la frontière française.
Et pour explorer sans compter, la Neuchâtel Tourist Card vous est offerte dès une nuit sur place. Transports gratuits, activités incluses… il n’y a plus qu’à vous laisser porter.
Est-il encore possible de se concentrer ?
“Parmi les nombreuses peurs que m’inspire l’accélération technologique (qui vont de “je suis incapable de m’orienter quelque part si je ne dispose pas d’une carte digitale où je suis un petit point bleu” à “l’annihilation de l’humanité”), il y en a une que je me traîne depuis bien longtemps : la désintégration progressive de mes capacités de concentration.
J’en veux pour preuve qu’entre le moment où j’ai attaqué l’écriture de cet article et la phrase que vous êtes en train de lire, j’ai ouvert : Slack, Allociné, WhatsApp et Synonymo (c’était pour “désintégration”). Je double-screen aisément la majorité des séries que je regarde. J’écoute des podcasts/regarde des vidéos Youtube en faisant autre chose. Je ne comprends tout simplement pas comment j’ai pu rester assise en prenant des notes 8h par jour à l’école alors qu’aujourd’hui je suis incapable de participer à une visio de 40min sans ouvrir au moins 5 onglets n’ayant aucun rapport avec la choucroute (et si j’en crois la dernière update de Gmeet et son petit cadre flottant, je ne suis pas seule). J’arrive à lire des livres par tranches de 15 min max avant de m’endormir ou sortir mon téléphone.”
La suite est à lire ici sur CDLT et promis, vous resterez jusqu’au bout.
Découvrez cette sélection de romans où Hitler devient écrivain de science-fiction pendant que les nazis gagnent la guerre, où Rome ne tombe jamais et où les anciens empires mènent des guerres futuristes avec des drones. Une belle plongée dans des réalités alternatives qui donnent presque envie de garder la nôtre, merci à Léonard Desbrières de nous remettre les idées en place.
À hyper vite dans HyperTextes.