Cette semaine, on vous parle de la stratégie de survie de Bibi, d’une start-up qui a revendu vos gènes, de l’Europe qui a décidé que les normes, c’était surfait et des ex qui deviennent vos meilleurs amis. Restez jusqu'à la fin, vous pourriez découvrir des sports qui ne vous feront pas transpirer. À dans 4 minutes 👀
Par Thierry Arnaud
Encore là. Toujours là. Increvable. Benyamin Nétanyahou a survécu à tout : les procès, les défaites, les divisions internes, l’indignation internationale, et même un mandat d’arrêt pour crimes de guerre. Chaque fois qu’on le pense fini, il revient plus fort. À 76 ans, Bibi semble ne pas gouverner un pays, mais jouer un match de boxe sans limite de rounds et jusqu’ici, il tient debout.
Dernier coup porté en date : l’attaque contre l’Iran. Une manière de rallier une opinion publique hostile, d’effacer l’ombre du 7-Octobre, et de rappeler à tous qu’il est le seul à pouvoir “sauver Israël”. L’opération séduction, version missiles.
Mais derrière l’image du stratège inflexible, l’édifice tremble. Soutien déclinant, coalition extrême sous tension, institutions fragilisées, voix de défiance à la Knesset… La survie politique de Nétanyahou n’a jamais été aussi spectaculaire. Ni aussi fragile.
Pour faire un peu plus connaissance avec le premier ministre israélien, c’est ici que ça se passe.
1. La meilleure défense c’est la taxe
Faut-il forcer les ultra-riches à payer (au moins) 2 % d’impôts ? C’est la question qui divise. Adoptée à l’Assemblée, la mesure inspirée de l’économiste Gabriel Zucman a été recalée au Sénat car jugée « confiscatoire » par le gouvernement. Blanchard, Pisani-Ferry et Zucman, eux, y voient une nécessité. En coulisse, Bercy planche donc sur un plan B : taxer les revenus planqués dans les holdings. Justice fiscale pour les uns, harcèlement patrimonial pour les autres. Balle au centre.
Hexagone vous permet en tout cas d’y voir un peu plus clair.
2. Votre ADN bradé à l’insu de votre plein gré
Vous ne connaissez peut-être pas 23andMe, mais vous devriez. C’est une start-up californienne dont le business model repose sur cette promesse toute simple : “retrouver vos origines” à partir de votre salive. Problème : en 2025, elle fait faillite… et quitte à couler, autant le faire en beauté et revendre les bijoux de famille, surtout quand la joaillerie est une montagne de données génétiques.
Mais rassurez-vous, même si vous n’avez jamais fait de test, il suffit qu’un cousin l’ait fait pour que votre profil ADN se retrouve dans leurs serveurs. C’est cadeau !
3. L’Europe veut moins de paperasse pour plus de missiles
Bruxelles veut tout simplifier, surtout ce qui gêne le business. Sous couvert de “compétitivité”, la Commission multiplie les paquets Omnibus pour réduire les normes. Dernier secteur à passer au karcher : la défense avec pour objectif : moins de paperasse, plus de munitions réactivité.
Résultat : les experts s’étranglent, les lobbies se frottent les mains et les grandes entreprises disent merci à Ursula. Le récit, les tenants, les aboutissants des dernières prouesses de l’UE, c’est par ici.
On peut rester ami·e avec son ex (mais faut vraiment le vouloir)
La science n’a pas officiellement tranché mais il arrive (si, si) que des gens réussissent à transformer un amour en amitié. Pas par miracle, mais parce qu’ils ont le goût du défi… et un solide self-control. Si vous n’y croyez pas, lisez ces témoignages de couples devenus confidents, potes de vacances ou témoins de remariage sur la belle newsletter de Slate et n’oubliez pas que quand l’amour est mort, vive l’amitié (et tout ce que vous voulez)
Se dépasser serait-il devenu has-been ?
Moins d’effort, plus de fun, des règles simplifiées et des matchs qui tiennent en une story. Le sport nouvelle génération ressemble de plus en plus à un loisir instagrammable. Henri de Kopa pose la question qui pique : à force de tout rendre facile, est-ce qu’on ne s’entraîne plus qu’à se distraire ?
« Le Pickleball n’est que le début. Teqball (mélange de foot et de ping-pong, soutenu par Ronaldinho et en lice pour les JO), Spikeball (jeu de plage devenu ligue pro aux US), ou encore Roundnet (le Spikeball version parkour) surfent sur les mêmes codes : faible coût d’entrée, viralité sociale, esprit communautaire, marketing 2.0.
Des sports faits pour s’amuser vite, pas pour s’entraîner longtemps.
Ces nouveaux sports n’ont plus grand-chose à voir avec ceux d’hier. Ils ne demandent ni technique, ni endurance, ni apprentissage progressif. Ils ne se jouent pas vraiment — ils s’essaient. Là où il fallait autrefois des années pour perfectionner un service lifté au tennis, tenir une position en escalade ou construire un jeu collectif au basket, il suffit aujourd’hui de deux règles simples et d’un peu de coordination pour “avoir fait du sport »
La suite est à lire ici sur KOPA et promis, vous ne transpirerez pas (si vous disposez d’un système de rafraîchissement du type qui ventile)
Vous pouvez toujours créer des choses. C’est en tout cas ce que Frédéric Perrin-Pilatus dans cette lettre lente et artisanale, à contre-courant des logiques de productivité. Il y parle d’art comme réparation, de peinture comme réponse à LinkedIn, et du plaisir de prendre le train qui serpente. Une parenthèse qui ne résout rien, mais qui apaise.
À hyper vite dans HyperTextes.